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Les flux entrants d’ETF Bitcoin reprennent, mais la liquidité en baisse accroît le risque de chute

Les flux entrants d’ETF Bitcoin ont contribué à stabiliser son cours près de 64 000 $, mais un retrait de 2,3 milliards de dollars de liquidités en stablecoins et la hausse des prix du pétrole sur fond de tensions géopolitiques menacent la reprise de la cryptomonnaie. Ces facteurs renforcent la vulnérabilité à une baisse si les niveaux de support clés cèdent.
Bitcoin bénéficie d’un nouveau soutien grâce aux flux entrants dans les fonds négociés en bourse, mais ce rebond se heurte à un problème plus sérieux : les liquidités disponibles sur les plateformes d’échange crypto se réduisent.

Les données de CryptoSlate montrent que les flux positifs dans les ETF ont aidé Bitcoin à se maintenir près de 64 000 $, après huit semaines de retraits de la part des investisseurs. Malgré cela, les réserves de stablecoins sur les grandes plateformes continuent de baisser, ce qui indique que moins de capitaux sont placés en réserve, prêts à alimenter une cassure.

Ce phénomène est important, car Bitcoin peine depuis des mois à franchir la même zone de résistance. Avec une liquidité plus faible, le marché dispose d’une marge réduite pour absorber les ventes si le cours glisse vers les 60 000 $. Une cassure sous ce seuil pourrait exposer les traders à effet de levier à des liquidations forcées.

Cette pression survient alors que les prix du pétrole montent et que le conflit entre les États-Unis et l’Iran perturbe la navigation dans le détroit d’Ormuz. Le baril de Brent a dépassé 91 $, un plus haut d’un mois, les opérateurs intégrant le risque de perturbations prolongées des approvisionnements mondiaux en énergie. La hausse du pétrole peut nourrir l’inflation, ce qui maintient des conditions financières restrictives plus longtemps.

Le 20 juillet, le Commandement central américain a annoncé que les forces américaines avaient achevé leur neuvième soirée consécutive de frappes contre l’Iran à 22 heures, heure de la côte Est. L’opération visait des centres de commandement militaire, des sites de défense aérienne et de surveillance côtière, des réseaux de communication, des capacités maritimes ainsi que des positions de tir de missiles et de drones. Le CENTCOM a précisé que l’objectif était de limiter les attaques contre les navires commerciaux et les marins civils dans le détroit.

Les données maritimes montrent déjà les tensions. Reuters a cité des chiffres indiquant qu’aucun méthanier n’a traversé le détroit depuis jeudi, tandis que le trafic maritime global a fortement chuté pendant le week-end. Seuls quatre navires ont transité dimanche, contre huit la veille, les pétroliers patientant dans le Golfe en attendant une amélioration des conditions.

Cette conjonction place Bitcoin dans une position inconfortable. Les acheteurs d’ETF sont de retour, mais la liquidité sur les plateformes est plus réduite et le contexte macroéconomique devient moins favorable avec la hausse des coûts de l’énergie. Les traders surveilleront la capacité du BTC à tenir la zone des 60 000 $ et l’arrêt de la baisse des soldes de stablecoins sur les grandes plateformes avant que le marché ne tente un nouvel assaut contre la résistance.

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